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Club de lecture avec Olivier Vonlanthen

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Club lecture Genève

avec Olivier Vonlanthen

Le 13 avril, nous serons accompagné·es d’Olivier Vonlanthen, qui viendra nous présenter son livre Notre-Dame-des-Démolies, à l’occasion d’un club de lecture ayant pour thème « Ce que les faits divers disent de la société ».

Chaque mois, notre club de lecture vous propose trois ouvrages : le livre du mois et deux suggestions de l’auteur·rice invité·e. Ces propositions sont d’abord partagées sur notre groupe WhatsApp. La communauté choisit, via un sondage WhatsApp, les deux lectures qui accompagneront le livre du mois.

Nous nous retrouvons ensuite chaque premier lundi du mois chez Anouch / Galerie Wilde (1, rue Bovy-Lysberg, Genève, à côté de la librairie Delphica).

Les rencontres se déroulent dans une ambiance détendue : nous prévoyons toujours un petit apéritif, et chacun·e peut apporter quelque chose à grignoter pour le partager. L’événement est ouvert à tou·tes : gratuit pour les membres, et à prix libre conseillé (10 CHF) pour le public.

Notre-Dame-des-Démolies · Olivier Vonlanthen


En 1968, Marthe, une dame de compagnie fribourgeoise assassine la baronne montpeliéraine pour laquelle elle travaille de neuf coups de couteau, avant d’être internée en hôpital psychiatrique. Le premier roman noir d’Olivier Vonlanthen reconstruit par fragments le parcours d’une femme très pieuse, brutalisée par les violences de classe, probablement sexuelles, et par sa souffrance mentale.

 Du portrait de ses parents aux délires psychotiques, en passant par son appel à la foi et les humiliations d’une vie de misère passée au service des nantis, l’auteur mêle sa propre histoire familiale à l’imaginaire pour combler les silences d’une femme qui n’a jamais expliqué son geste. Ce faisant, il cherche à dépasser le simple diagnostic de « âdémenceâ » . 

Le titre du roman, tiré des Soliloques du pauvre de Jehan Rictus, tente de donner la mesure de la souffrance de Marthe en tant que femme méprisée et exploitée. Il porte également, par la référence qu’il déploie, la trace d’un engagement social.

Fragmentation d’un lieu commun · Jane Sautière (2003)


Fragmentation d’un lieu commun regroupe cent textes brefs, segments d’un travail d’éducatrice pénitentiaire et traces de ceux que Jane Sautière a rencontrés de part et d’autre des barreaux (détenus, surveillants, collègues).  » Je vous contiens et je vous déverse. 

Choisir les mots par lesquels cela s’énonce est une liberté considérable, plus haute que les murs qui vous enferment encore « , dit-elle. Ecrit dans une langue d’une extrême densité, ce livre n’est pas une solution technique, administrative aux problèmes de l’enfermement, mais une inscription contre l’oubli.  



La Place · Annie Ernaux (1984)

Enfant, quand je m’efforçais de m’exprimer dans un langage châtié, j’avais l’impression de me jeter dans le vide. Une de mes frayeurs imaginaires, avoir un père instituteur qui m’aurait obligée à bien parler sans arrêt en détachant les mots. 

On parlait avec toute la bouche. Puisque la maîtresse me reprenait, plus tard j’ai voulu reprendre mon père, lui annoncer que se parterrer ou quart moins d’onze heures n’existaient pas. Il est entré dans une violente colère. Tout ce qui touche au langage est dans mon souvenir motif de rancœur et de chicanes douloureuses, bien plus que l’argent. 

A travers ce récit autobiographique, Annie Ernaux évoque ses origines modestes, retrace son enfance puis son adolescence et tente de combler la distance qui s’est creusée entre elle et son père.

Informations


Rendez-vous le lundi 13 avril à 18h30

chez Anouch Restaurant / Galerie Wilde

prix conseillé 10 CHF (gratuit membre) – ouvert à tous-te-x-s

débutant-e-x-s bienvenu-e-x-s

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