Maxence · Céline Zufferey
« Prends tout », lui dit Maxence quand sa femme lui confie son projet littéraire. Saisir l’instant par l’écriture, inscrire le quotidien du couple dans l’éternité, tel est le projet de la narratrice qui voudrait fixer la mémoire, prévenir la disparition de celui qu’elle aime. Alors, tout. Elle consigne tout, cherche les mots pour décrire Maxence. Ses mains, son dos, ses gestes, le grain de sa voix, ses habitudes. Avec la plus grande sincérité, elle archive le présent, fait des listes, collectionne les souvenirs. Maxence est le livre d’une jeune femme qui, face à l’inéluctable, écrit pour retenir son bonheur. Par fragments se dessinent une histoire d’amour et le portrait de l’être aimé. Tout en pudeur et émotion douce, le récit de l’intime touche par sa franchise, son authenticité, par la force de ce désir qui nous anime tous : suspendre le temps, garder auprès de soi les êtres chers.
Toutes les femmes sauf une · Maria Pourchet
Dans une maternité, une femme épuisée. Elle vient d’accoucher d’une fille, Adèle, et contemple le berceau, entre amour, colère et désespoir. Quelque chose la terrifie : la loi de la reproduction. De génération en génération, les femmes de sa lignée transportent la blessure de leur condition. Elle le sait, elle est faite de l’histoire et de la douleur de ses aînées. Mais elle voudrait que ça s’arrête. Qu’Adèle soit libre.
Alors comme on vide les armoires, comme on nettoie, elle raconte. S’adressant au bébé, elle explore la fabrique silencieuse de la haine de soi qui s’hérite aussi bien que la vaisselle. Défiance du corps, diabolisation de la séduction, ravages discrets de la jalousie mère-fille… Elle offre à Adèle un portrait tourmenté de la condition féminine, où le tort fait aux femmes par les femmes apparaît dans sa violence ordinaire. En mettant à nu, rouage après rouage, la mécanique de la transmission, elle pourrait parvenir à la détruire.
Tropismes · Nathalie Sarraute (1957)
Les tropismes ce sont des mouvements indéfinissables, qui glissent rapidement aux limites de notre conscience ; ils sont à l’origine de nos gestes, de nos paroles, des sentiments que nous manifestons, que nous croyons éprouver et qu’il est possible de définir ».
24 tableaux d’oscillations intérieures presque imperceptibles à travers lieux et banalités quotidiennes : 24 petits récits serrés, où il n’y a plus de trame alibi, plus de noms propres, plus de « personnages », mais seulement des « elle » et « il », des ils » et « elles », qui échangent leur détresse ou leur vide au long de conversations innocemment cruelles ou savamment féroces.
“Mon premier livre contenait en germe tout ce que, dans mes ouvrages suivants, je n’ai cessé de développer. Les tropismes ont continué d’être la substance vivante de tous mes livres”
Informations
Rendez-vous le lundi 7 septembre dès 18h30
chez Anouch Restaurant / Galerie Wilde
prix conseillé dès 10CHF (gratuit membre)
ouvert à tous-te-x-sdébutant-e-x-s bienvenu-e-x-s
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