Mes labyrinthes
Florian Forestier
"Ce qui me pousse à parler, à crier ? Peut-être le scandale de ces mots qui résistent et se dérobent - le sentiment aigu d'un piège, d'une toile d'araignée qui se resserre, quoi que je dise et fasse lorsque j'en parle. Je tisse des plans, mais l'autisme résiste en moi à ce que je croyais vouloir être, sans proposer aucune vie de rechange. Un nom posé sur un désordre, un bruit, une fureur dans la trajectoire de ma vie. Il faut peupler ce vide. Donner sens à cette vibration". Loin des clichés, Florian Forestier décrit l'autisme comme une expérience sensible.