Violence et récit
Face au désastre, peut-il y avoir un récit ? Au sortir du camp de Buchenwald, à l'heure des dizaines de milliers de morts en Méditerranée, que dire, que traduire, que transmettre ? Le récit peut-il prendre forme lorsqu'il s'agit d'attester du mal et de la cruauté, dont la conflagration mine l'écrit ? La violence empêche le récit lorsque les mots manquent radicalement pour dire l'expérience génocidaire ou exilique. Elle l'abîme tant sa transmission et son écoute sont hypothéquées par le déni et le silence de la société qui le recueille. A travers l'étude de plusieurs formes de récits génocidaires et exiliques - chroniques de ghetto, récits de guerre ou poèmes et fictions - émerge l'inconscient politique qui ne cesse de traduire les expériences de domination et de persécution de populations marginalisées. Comment décentrer la violence pour rendre le récit audible ? Les dispositifs d'écoute, d'interprétariat et de transmission se renouvellent. Ce livre se propose d'apporter une lecture inédite des récits de violence, en proposant un parallèle entre les violences génocidaires et des exils contemporains dans une perspective résolument pluridisciplinaire.
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